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Altitude et mal des montagnes : conseils pour skier en sécurité

Le mal des montagnes (ou mal aigu des montagnes) touche une partie non négligeable des skieurs qui montent rapidement en altitude. Dans les stations de ski, où l’on passe parfois de 200 m (Paris) à 2 000-3 500 m en quelques heures en voiture ou en remontée mécanique, les symptômes peuvent survenir rapidement et gâcher un séjour ski. Ce guide vous explique comment reconnaître, prévenir et traiter le mal des montagnes.

À quelle altitude le mal des montagnes apparaît-il ?

Le mal des montagnes peut survenir à partir de 1 500-2 000 mètres chez les personnes les plus sensibles, mais affecte plus généralement les personnes se rendant rapidement au-dessus de 2 500-3 000 mètres.

Dans le contexte du ski, les altitudes concernées sont :

Les stations alpines les plus hautes (Tignes Val Claret à 2 100 m, Val Thorens à 1 800 m, Saas-Fee à 1 800 m) et leurs sommets (Glacier de la Grande Motte à 3 456 m, Plateau Rosa à 3 883 m) sont les plus concernées.

Les symptômes du mal des montagnes

Les symptômes apparaissent généralement dans les 6 à 12 heures suivant la montée en altitude et peuvent s’aggraver pendant la nuit :

Symptômes légers (très fréquents) :

Symptômes modérés :

Symptômes graves (urgence médicale — descendre immédiatement) :

Les formes graves (œdème pulmonaire de haute altitude, œdème cérébral de haute altitude) sont rares en contexte ski mais existent. Elles nécessitent une descente immédiate et une consultation médicale d’urgence.

Qui est le plus à risque ?

Le mal des montagnes ne discrimine pas selon la condition physique — un alpiniste entraîné peut en souffrir autant qu’un sédentaire. Les facteurs de risque identifiés sont :

Prévention : comment éviter le mal des montagnes au ski

1. Montez progressivement si possible

Si vous venez de basse altitude, évitez de skier intensément dès le premier jour. La première journée devrait être consacrée à une activité légère et une découverte du domaine à vitesse réduite.

2. Hydratez-vous abondamment

L’air en altitude contient moins d’humidité. Boire au moins 2 litres d’eau par jour (plus en cas d’effort physique). Limiter le café, le thé et l’alcool qui accentuent la déshydratation.

3. Évitez l’alcool les premiers jours

L’alcool perturbe le sommeil et aggrave la déshydratation — deux facteurs qui amplifient le mal des montagnes. Limitez fortement la consommation les 2-3 premiers jours.

4. Dormez en bas

Si vous skiez sur un domaine avec un village bas (exemple : Tignes les Brévières à 1 550 m plutôt que Val Claret à 2 100 m), dormir à une altitude inférieure permet une meilleure récupération nocturne.

5. Évitez les efforts intenses les premiers jours

Le premier jour en altitude, évitez les longues descentes intenses, les remontées répétées jusqu’aux sommets les plus élevés et le ski de compétition. Progressez dans l’intensité au fil des jours.

6. Le Ginkgo Biloba (à discuter avec votre médecin)

Certaines études suggèrent que le Ginkgo Biloba pris 2-3 jours avant la montée peut réduire les symptômes du mal des montagnes. Consultez votre médecin avant toute automédication.

7. Acetazolamide (Diamox) sur prescription

Pour les personnes ayant un historique de mal des montagnes sévère ou montant à très haute altitude, l’acetazolamide (Diamox) peut être prescrit par un médecin. Ce médicament accélère l’acclimatation mais comporte des effets secondaires — à n’utiliser que sur avis médical.

Que faire en cas de mal des montagnes ?

Symptômes légers :

Si les symptômes s’aggravent ou ne s’améliorent pas en 24-48h :

Symptômes graves (confusion, œdème) :

Les stations à surveiller

Les stations ou secteurs dépassant 2 500 m d’altitude méritent une attention particulière :

Ces secteurs sont accessibles aux non-alpinistes mais méritent une hydratation soutenue et une évolution prudente lors des premières journées.

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